Fluidifier le passage au péage : le free flow

Péage de Chambéry Nord

APRR-AREA

Ce 13 mai, c'est la Journée mondiale de l'ingénierie pour l'avenir. A cette occasion, gros plan sur les technologies préparées par les sociétés d’autoroutes pour fluidifier le péage et limiter les émissions de gaz polluants des véhicules. Facilité par la loi d'orientation de 2018, le péage en flux libre ou "free flow" se rapproche. Un reportage d'Emmanuel Albisser à écouter ici : 

Paragraphes
Soundcloud

On le sait : freiner, s’arrêter puis repartir c’est plus de consommation d’essence, plus de pollution que de simplement rouler à vitesse régulière. Pourtant, chaque jour, sur les autoroutes françaises, ce sont des millions de véhicules qui freinent, s’arrêtent puis repartent du péage. Un gisement d’économie de CO2 que les sociétés d’autoroutes ont bien identifié en lançant il y une dizaine d’années déjà le « télépéage sans arrêt ». Il permet de passer à 30 km/h (une vitesse dictée d’ailleurs plus par des besoins de sécurité que par des impératifs techniques).

L’étape suivante, on le devine, sera donc de supprimer complètement les barrières. Ce sera le cas à la fin des travaux de réaménagement de l’échangeur de Chambéry en Savoie sur la bretelle d’accès à l’autoroute A41 en direction d’Annecy, au tout début de 2023. Mais aussi et surtout sur la future A79, dans l'Allier, dès 2022.
 

"Le Free Flow permet de passer plus rapidement, de prendre moins d'emprise au sol puisqu'on n'a pas besoin de créer plusieurs voies de péage. Pour l'environnement, c'est moins de consommation et c'est meilleur pour le client" Alexandre Claude, directeur du réseau AREA

Les automobilistes sont d'ailleurs demandeurs de ce genre de technologies. Les 302 voies de télépéage sans arrêt des autoroutes du groupe APRR accueillent déjà un tiers du trafic global, un taux en constante augmentation. Technologie adoptée !