Il y a 25 ans, la sécurité routière grande cause nationale.

Accident en ville (généré avec l'IA).

© AdobeStock / bird_saranyoo (généré avec l'IA).

C’était il y a 25 ans : en 2000 la sécurité routière devenait une grande cause nationale. Cela a donné quelques évolutions et a contribué à faire baisser le nombre de morts sur la route. Explications.

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Il y a 25 ans, la sécurité routière grande cause nationale.
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Même s’il y a eu une évolution dans le bon sens depuis les années 70, à la fin des années 90 les chiffres de la mortalité routière restent très mauvais. On déplore plus de 8000 morts sur les route en 1998. Et puis 1999 est marquée par plusieurs catastrophes dont l’incendie meurtrier du tunnel du Mont Blanc, véritable électrochoc dans l’opinion publique.

Ces éléments poussent le gouvernement Jospin, en concordance avec le président Jacques Chirac, à agir et à frapper fort. Cela mènera à des actions concrètes. Par exemple : des campagnes de publicité plus importantes, plus choc aussi, visant directement le comportement des conducteurs.

La législation évolue sous une autre gouvernance.

En 2001 la sécurité routière change de gouvernance. Le comité interministériel de la sécurité routière, créé en 1975, devient le conseil national de la sécurité routière, avec un nombre de membres élargi (parlementaires, représentants des collectivités locales et des acteurs de la route). Et puis les contrôles menés par les forces de l’ordre augmentent fortement. Et les effets se font très vite sentir. Dès l’année 2000 les chiffres de la mortalité baissent et cette descente continuera. Après sa réélection et la reprise de l’assemblée en 2002, Jacques Chirac continuera d’investir dans la sécurité routière au point de l’inscrire dans ses trois grands chantiers du quinquennat avec des grandes nouveautés. C’est le cas des fameux et controversés radars automatiques en 2003.

Le nombre de morts sur la route continuera de baisser pour passer sous la barre des 3000 en 2013 mais, depuis, il semble que nous ayons atteint un plafond de verre. En 2024, 3190 personnes sont mortes sur les routes de France. Et même si la sécurité routière n’a plus été une des grandes priorités des gouvernements successifs, le travail continue. Un travail de tous les instants auquel vous pouvez vous aussi participer.