Biocarburants et e-carburants : l'avenir du transport de marchandises

Biocarburants

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On entend de plus en plus parler de biocarburants et d’e-carburants. Mais de quoi s’agit-il précisément ? Éléments de réponse.

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Biocarburants et e-carburants : l'avenir du transport de marchandises
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Le monde du transport produit près d’un tiers des gaz à effet de serre de la France et peine encore à diminuer ses émissions. Pour lutter contre le réchauffement climatique, une multitude d’innovations sont développées dans ce domaine. En ce qui concerne les véhicules légers, il n’y a pas beaucoup de doute : la motorisation électrique va s’imposer. En revanche, pour les camions et les utilitaires, diverses solutions sont envisagées. Parmi elles : les biocarburants. Ils existent déjà et sont produits à partir de ressources agricoles comme la betterave ou le colza. L’inconvénient, ce que pour produire l’E85 ou le B100, par exemple, il faut des terres dédiées ! Des surfaces qui, en attendant, ne produisent pas de nourriture.

C’est pour cela que des biocarburants de seconde génération sont en train d’être développés. « Avec cette seconde génération, on utilise des résidus agricoles, des pailles ou des résidus de bois, explique Richard Tilagone, le directeur de la direction mobilité et systèmes au sein de l’IFP Énergies nouvelles. On peut même faire des pousses dédiées sur des espèces végétales à forte croissance. C’est vertueux parce que, sur le plan carbone, on utilise une plante qui a capté le CO2 de l’atmosphère. Donc on ne contribue pas au réchauffement climatique ».

Les e-carburants, ou les e-fuel, sont également des énergies qui pourraient alimenter les véhicules ne pouvant pas être équipés de motorisation électrique. « Pour le e-fuel, on va capter du CO2, poursuit Richard Tilagone. Avec ce CO2, on va faire une molécule adaptée pour en faire un carburant, en l’associant à de l’hydrogène décarboné. Cela donnera un carburant identique en termes de performance. C’est pour des utilisations où l’alternative au kérosène ou au diesel n’est pas facile. On consommera alors un carburant qui est vertueux sur le bilan CO2 ».

En plus d’innover pour permettre de réduire l’empreinte carbone du monde des transports, l’IFP Énergies nouvelles développe également des solutions dans beaucoup d’autres domaines, comme celui de la production d’électricité, du recyclage du plastique ou de la captation de carbone.