Le parlement européen a voté la fin des véhicules thermiques en 2035
9 juin 2022
©Daniel Jędzura-Adobe Stock
Les députés européens ont dit non aux véhicules à essence, diesels et hybrides. Le point avec Adeline Després
Faire le plein de carburant aux pompes sera bientôt un lointain souvenir. Vote historique à Strasbourg ce mercredi, puisque le parlement européen a adopté la proposition la plus radicale de la commission européenne. Pas de transition donc, l'amendement qui proposait de garder une petite part de véhicules hybrides a été rejeté. À partir de 2035, il n’y aura donc plus de véhicules neufs roulant à l'essence, au diesel ou ni même hybrides vendus en Europe, conformément à la disposition de la commission européenne formulée en juillet dernier dans le cadre de son Paquet Vert. Attention, cela ne signifie pas la disparition totale de ce type de moteurs, puisque les modèles neufs achetés juste avant cette interdiction pourront encore circuler pendant 15 ans. Tout cela nous emmènera à l’horizon 2050, date butoir pour atteindre la neutralité carbone.
Un défi exceptionnel à la hauteur de l’enjeu climatique
C'est l'avis de Pascal Canfin, député européen et président de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Entre 2035 et 2050, seuls les véhicules électriques ou à hydrogènes pourront être vendus en Europe. Pour y parvenir, « il y aura un fond de transition pour les salariés de l’industrie automobile de façon à financer le nécessaire accompagnement social sur la décennie de cette transition », selon le député. Reste à savoir maintenant comment produire une électricité verte et comment construire le réseau de charge nécessaire pour approvisionner les véhicules électriques notamment. La délicate question de l’hydrogène, de son stockage et de l'autonomie des véhicules qui rouleront à cette énergie devra aussi être abordée.